La République Démocratique du Congo s’est engagée à atteindre la Couverture Sanitaire Universelle d’ici 2030. Les progrès vers cet objectif rencontrent des défis liés aux limites dans l’exécution et l’allocation du budget de la santé du pays. Cela contribue à ce que les dépenses de santé soient majoritairement financées par les ménages et les bailleurs plutôt que par le gouvernement. La seule partie du budget de la santé exécutée de manière constante conformément aux allocations concerne les paiements des agents de santé. Les taux d’exécution des autres catégories de dépenses sont volatils et généralement faibles. Une grande partie du budget n’est pas exécutée du tout, tandis que certaines activités sont mises en œuvre sans avoir été prévues dans le budget. L’exécution budgétaire au sein du Ministère de la Santé est influencée par des facteurs internes et externes. Les incohérences entre la planification stratégique, la préparation budgétaire et les processus d’exécution entravent une gestion financière efficace ; estimations de coûts inexactes ; forte dépendance aux procédures exceptionnelles de dépenses et sur‑exécution de certaines lignes budgétaires au détriment d’activités prévues. Les défis externes incluent une surestimation systématique des recettes nationales ; la nature fortement centralisée des processus d’exécution budgétaire ; la prédominance des paiements des agents de santé dans les allocations budgétaires ; le non‑respect des règles de gestion budgétaire et la lourdeur des procédures de passation de marchés et d’exécution des dépenses.

